Abraquer : On abraque l'arbre dont les branches sont trop envahissantes ; tailler avec vigueur.
Acouater (s') : Le lièvre s'acouate pour passer inaperçu ; le chien fait de même, par peur, timidité, soumission, humilité : se faire tout petit, se tapir, se plaquer au sol.
Balance : Terme français à ne pas confondre avec indic.
Petit filet en mailles métalliques, repliable, à suspendre dans l’eau pour pécher les écrevisses.
Pour les attirer, Papa attachait au fond du filet des tripes ou des déchets de viande.
Barbot : Le barbot puant : la punaise des bois qui pue quand on la touche.
Barrót : Un bout de bois de belle taille pour « atuquer » le gêneur incorrect, violent.
Bec fin : Un oiseau insectivore (mésange, rouge-gorge, roitelet...)
Billon : Des billons de pin pour faire des poteaux (électriques, de mine...) à l'état de grume, ébranchés mais non écorcés.
Bourissons : Les boules hérissées de crochets de la bardane qu'on se faisait un plaisir de lancer sur les vêtements des copains, des frères et sœurs où elles s'accrochaient. Dans les cheveux, encore mieux !
Brande : Grande bruyère dont le vrai nom est la bruyère à balai.
Broc noir : Le prunellier (dont les petits fruits bleu-noir [les pète-pruèts] râpent la langue avant d'être blets).
Cabinets : (les) : au fond du jardin (petite et grosse commissions).
Cagnas : (de chasse ou autre) : un gros chien antipathique.
Cagníouler : Se plaindre par de petits cris répétés ; pour le chien qui a mal et qui fait « cagníou, cagníou ».
Cagnoter : faire des rejets, drageonner, pour des plantes comme le noisetier, le mahonia, l’acacia (robinier), le lilas…
Cent (un) : Papa parlait d’acheter « un cent de poireaux » à repiquer dans le jardin.
Chai : Chez nous, le débarras ; rien à voir avec le vin. On y trouvait aussi bien, à Rouquey, le bois de chauffage, que la « chèvre » pour le scier, « le souc » pour le fendre mais aussi le grand « baquet » pour les ablutions dominicales et tout un bric-à-brac d'autres ustensiles. Les outils de jardinage avaient leur propre chai dans le jardin. Murs communs avec le premier.
Ciège : Poisson blanc plein d'arêtes que Papa refusait de pêcher (brème, rotengle...)
Dalle : Un chéneau, canal le long du toit pour évacuer l'eau de pluie.
Démonter : A la pêche, quand un poisson plus gros que prévu emporte le bas de ligne (appât, hameçon et plombs) le malheureux pêcheur se plaint d’avoir été démonté.
Domestique : Un ouvrier agricole. Aux Arramons (St Pé St Simon), à l’Estebelingue (Coirac), à La Tuilière (Faleyras), Papa a été domestique. A Ladaux il a été cantonnier.
Engamer : Le brochet a engamé, il a « piqué » et, sûrement, avalé tout le bas de ligne !
Flingot : Le fusil, mais aussi : pétoire, tromblon, mots argotiques couramment employés par Papa.
Galét : Un petit courant d'air bien frais / froid .
Gendarmes : Gendarmes : les punaises tachées de rouge et de noir, dont l'accouplement c... à c... nous amusait fort.
Gouttière : (en français, le tuyau de descente des eaux de pluie) : une voie d'eau dans la toiture.
Hatiot : Le hatiot : la hachette (dans les Landes : haptiot, outil du résinier) synonyme de picasson. Pour ébrancher, « aiguiser » les piquets.
Jaougare : les ajoncs (belles fleurs jaunes et épines redoutables).
Jouquét : Affût sommaire pour la chasse « à la passée » des merles et des grives. (Avec Hugues, à Capian, à l'abri derrière les buissons, on attendait, aussi bien planqués que possible, l'arrivée des oiseaux venus se nourrir et se coucher dans le lierre des chênes et autres arbres).
Lagas : Une tique (sur les chiens, mais aussi sur nous ! )
Mirus : Le petit poêle en fonte dans la chambre de Titile
Moutonnier : Eleveur de moutons. A Mirande, nous avions pour voisin, aux Quatre Chemins, un moutonnier, Monsieur Castets.
Paillat : Une épaisse couche de... souvent de fruits tombés (et abandonnés parfois) au pied de l'arbre.
Pain d'oiseau : Le fruit rouge de l'aubépine (comestible).
Panser : (les bêtes) : à l'étable, on donne le foin aux vaches, bœufs, chevaux.
Parnagas : Un oiseau très particulier : il possède une patte plus courte que l'autre ; aussi ne le trouve t-on que sur les pentes où il se tient en équilibre. Il se chasse uniquement de nuit, sans fusil ; il suffit, dès qu'on l'aperçoit, de l'effrayer afin de lui faire perdre l'équilibre ; reste à le cueillir au bas de la pente. Papa et Ernest Arquizan étaient intarissables sur le sujet. C'est en gascon qu'ils évoquaient cette chasse réservée aux naïfs, aux citadins ignorants qui « gobaient » l'histoire sans broncher.
Passage (de la scie) : refaire le passage de la scie : Papa s’était fabriqué un chevalet sur lequel il installait la lame usée de la scie et, avec la lime tiers-point, il redonnait aux dents défaillantes tout leur tranchant.
Passée : Au coucher du soleil, quand le gibier va se coucher (voir jouquét)